📢 Nous devons tous comprendre les enjeux du numérique et de l'intelligence artificielle (IA)
Il y a tellement d’incertitude que nous devons réfléchir à l’éducation pour faire comprendre comment le monde fonctionne et s’adapter au monde qui change, même si nous ne sommes pas à l'aise avec Internet.
Ce site a pour objectif de donner quelques pistes de réflexions sur les enjeux et risques liés à cette technologie
19/08/2026
En complément de la politique de construction des infrastructures nécessaires (data centers, réseaux télécom,...) et des équipements (téléphone, tablette, puces, batteries, gsm...) qui doit être intégrée à la politique de ré-industrialisation de notre pays, les principaux volets d’une politique du numérique et d’appropriation de l’IA en France, à (re)définir en permanence en fonction de l'évolution de la technologie, sont principalement :
1. L'éducation (au sens large, pour toutes les générations)
2. Système juridique et réglementaire, et les outils et organismes de contrôle des produits et services numériques et IA distribués sur notre territoire.
3. Politique dans le domaine social et de l’emploi, perturbé par l'arrivée de l'IA et la robotique,
4. Politique dans le domaine économique, géopolitique et de la recherche.
Principe et objectif d'une politique du numérique et d'appropriation de l'IA en France
Le principe général à respecter en 2026 : « Nous devons nous interroger sur l'IA capacitante versus l'IA aliénante, et être conscients de "l'imprévisibilité" liée à un corpus de phénomènes -économiques, sociaux, collectifs et individuels, affectifs, etc.… liés à cette incursion technique" (comme l'évoque Cédric Villani, dans le livre "avec Jacques Ellul" éditeur Labor et Fides).
L’objectif d’une politique d’un politique du numérique, en prenant en compte « l’imprévisibilité" évoquée ci-dessus, doit être principalement d’accompagner l’incursion du numérique dans notre vie pour :
Citons le rapport du 8 juillet 2026 de l’Assemblée Nationale fait au nom de la commission d’enquête sur les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France, rapport qui liste 19 propositions ou actions (sans chiffrage budgétaire).
Nous présentons ci-dessous 4 volets qui nous semblent important.
1. Education : Politique à (re)définir en permanence
Concerne toutes les générations pour lesquelles une politique doit être définie (école primaire et secondaire, post bac, ingénieur et littéraire, sénior, formation professionnelle, personnes en fin de vie avec l’arrivée de la robotique…). Nous devons suivre et analyser toutes les études, et retour d’expérience et adapter en conséquence les différentes politiques concernant l’éducation et la formation professionnelle.
2. Système juridique et réglementaire, et
les outils et organismes de contrôle à consolider
Système juridique et réglementaire
Les lois européennes, en fonction du retour d’expérience, devront être adaptées, pas sous la pression des « seigneurs de la Tech » (dirigeants des 8 ou 9 société Hight tech au niveau mondial). La réglementation doit être proactive et pragmatique, le secteur numérique étant très mouvant. La France doit pouvoir émettre des lois spécifiques à la demande de la société.
La justice devra s’adapter en permanence pour rendre ses jugements :
Remarque : REGLEMENTER ne suffit pas.
👉Il faut contrôler et proposer des offres alternatives aux produits nocifs. (voir ci-dessous « domaine économique »). Faut-il interdire les réseaux sociaux aux jeunes ? Non... mais Il faut proposer des outils qui poussent à la réflexion, limitent les biais et la flagonerie. Ce point est abordé ci-dessous au paragraphe 4.
Les organismes de contrôle et vérification des produits numériques (réseaux sociaux, plateformes, services en ligne, etc., aujourd'hui boostés à l'IA) devront être efficaces, réactifs et coordonnés au niveau des états et européen, étant donné la vitesse de développement des nouvelles applications numériques, Beaucoup d’experts espèrent une cadre « mondiale » (type ONU) pour le contrôle de l'IA.
Rappel des éléments d’un processus de contrôle de produits
Ci-dessous la liste des principaux organismes autorités administratives de contrôle, d’évaluation et de certification des produits numériques (réseaux sociaux, plateformes, services en ligne, etc.) aux réglementations européennes et françaises.
1. Au niveau européen
2. Organismes au niveau français
👉La vérification de la cohérence et la couverture des missions de ces organismes (voir la re-structuration de ces organismes) en permanence est indispensable, le secteur numérique étant très mouvant.
3. Politique de l’emploi et d'accompagnement social
du bouleversement lié à l'IA
Mettre en place des dispositifs pour accompagner le changement auprès des personnes actives perturbées par l'IA dans leurs entreprises ou administration, et dans l’emploi (*), et pour les 8 millions de personnes éloignées du numérique dans un contexte de numérisation du service public, et plus généralement pour l’ensemble des citoyens, dans les outils de relation administration (Etat) - citoyen,
(*) Actuellement, 3,8 % des emplois sont considérés comme fragilisés d’après une étude de la Coface et de l’observatoire des emplois menacés et émergents (« Emplois, compétences, valeur : ce que l’IA est en train de bouleverser » d’avril 2026). Cette estimation reflète un usage embryonnaire dans les entreprises.
Pour la protection sociale, dans un contexte de réduction de l’emploi dû à l’IA, la robotique, la mondialisation, le vieillissement de la population et la baisse de la démographie..., il est nécessaire de ne plus faire supporter principalement la protection sociale par les revenus du travail (comme cela se fait depuis la 2ème guerre mondiale), mais de transférer des charges salariales et employeurs vers la CGS, la CRDS, un prélèvement de solidarité, ... ou la TVA.
4. Politique dans le domaine économique, géopolitique et de la recherche
4.1 Piloter fermement au niveau national (1er ministre) cette transformation numérique en :
préparant la transition vers l'informatique quantique dans l'administration et l'industrie, plus particulièrement la transition vers la cryptographie post-quantique, en identifiant avant la fin 2027 les briques techniques impliquées (chiffrement,signature…), et déployer de la cryptographie post-quantique pour tous les systèmes d’information traitant d’information diffusion restreinte avant fin 2030. En France, la stratégie nationale quantique prévoit d’utiliser la commande publique pour accélérer l’industrialisation et le déploiement dans les services de l’État, avec un budget d’1 milliard d’euros entre 2026 et 2030 pour renforcer les capacités et structurer les chaînes de valeur. L’objectif est de réduire la dépendance aux acteurs étrangers et de positionner l’Europe comme un acteur clé.
4.2 Orienter les investissements publics et privés, à travers les organismes de recherches et les universités, sur la création et le soutien de systèmes français (comme l'IA Le Chat Mistral) ou européens,
ceci pour :
Exemple d’actions : Définir le cadre d’une politique de recherche et de coopération privé-public (participation de l'Etat, subventions, commande publique, formation-apprentissage)
4.3 Soutenir la demande publique et privée des acteurs principaux français et européens
dans ce secteur numérique (éditeurs, entreprises de services, industrielles, administrations...) par :
4.4 Apporter des financements publics (et donc trouver des nouvelles ressources pour l’Etat) pour des investissements nécessaires à un numérique au service du bien commun, comme
4.5 Mettre en place de nouvelles ressources financières pour l’Etat destiné (exclusivement) au numérique :
Ce point est à explorer par des fiscalistes expérimentés. Par exemple, ci-dessous 2 pistes à analyser :
contact@egalitenumerique.fr
12 rue du Moulin de Coudret
16140 Oradour
Par e-mail
Par courrier