📢 Nous devons tous comprendre les enjeux du numérique et de l'intelligence artificielle (IA)
car nous sommes tous concernés individuellement et comme citoyen,
même si nous ne sommes pas à l'aise avec Internet.
Ce site a pour objectif de donner quelques pistes de réflexions sur les enjeux et risques liés à cette technologie
30/03/2025
Cet article donne un descriptif très sommaire de l'« Intelligence artificielle » et de l'histoire de son développement.
👉 Pour approfondir ce point, vous pouvez, si vous avez une heure à consacrer, télécharger le document PDF "module pédagogique conçu avec Inria pour clarifier ce qu’est et n’est pas l’IA".
Ou écouter Le podcast "L’Intelligence artificielle : utopie dystopique" de Cédric Villani (Mathèmaticien français et ancien député) disponible à partir de janvier 2025 sur Radio France, en 4 épisodes de 15 minutes chacun.
Un autre article sur ce site aborde les questions faisant débat sur les risques de l’IA, et la nécessité d'une gouvernance renforcée .
En français, le mot "intelligence" est définie par :
Au sens anglo-saxon, le “i” de IA désigne simplement « “intelligence = informations à connaître », sur un sujet, un concurrent, un ennemi….
L’IA n’a pas vraiment de définition fixe et universelle.
Des applications fonctionnant avec une grande fiabilité ne donnent plus lieu à l‘appellation IA. C’est le cas avec les aspirateurs autonomes, l’autopilote des avions, le guidage de missile…
Exemple : Sur vos outils numériques (smartphone, ordinateur…), vous avez probablement expérimenté les filtres à spam, ou l’autocomplétion. Cette fonctionnalité informatique « autocomplétion » permet à l'utilisateur de limiter la quantité d'informations qu'il saisit avec son clavier, en se voyant proposer un complément qui pourrait convenir à la chaîne de caractères qu'il a commencé à taper. De nombreux logiciels possèdent cette fonctionnalité : les éditeurs de texte prévus pour l'édition de code source, les traitements de texte, les interpréteurs de commandes ou encore les navigateurs web, ainsi que certains systèmes de saisie intuitive installés sur les téléphones mobiles.
Cédric Villani dans le livre "avec Jacque Ellul" (édité pat Labor Fides aôut 2025) donne un explication éclairante pour appréhender ce qu'est l'IA :
" L'IA n'est pas la reproduction d'un être conscient et plus ou moins intelligent, c'est une fonction aux trés nombreux paramètre qui à un certain X (par exemple une série de nombres représentant une image, ou une question (" un prompt") associe un certain Y (par exemple une phrase représentant un diagnostic, ou un texte censé être une réponse à la question). Le sujet majeur de l'IA, c'est le programme d'apprentissage qui se cahrge de preaufiner les paramètres dde la fonvtion pour qu'elle colle au mieux à ce qu'in espère"
L’IA ne désigne pas une technologie différente de l’algorithmique ou l’informatique, mais sur une finalité de reproduire, avec des ordinateurs et des logiciels, des effets qui imitent ceux de notre cerveau. Le plus souvent avec des systèmes appelés "réseaux de neurones". Les machines boostées par l’IA peuvent écrire, parler, dessiner, faire des sons (musique) comme un humain. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) indique que l’IA désigne « tout système mettant en œuvre des mécanismes proches d’un raisonnement humain »
Une caractéristique d’algorithmes d'IA est d'être basée sur un apprentissage. Le système apprends à partir d'exemple (des échanges avec nous, des humains) à exécuter des tâches pour lesquelles ils n'ont pas explicitement programmés. Les systèmes les plus performants d'apprentissage se basent sur des sortes de modèles "mathématiques" de nos cerveaux (de nos réseaux de neurones).
Cédric Villani, dans l'ouvrage cité ci-dessus, explicite cette notion d'apprentisssage :
"Pour réaliser ce processus d'apprentissage, il y a trois grandes familles de méthodes, correspondant en gros aux trois principales façons dont les humains apprennent :
(*) DeepMind : DeepMind est une entreprise et filiale britannique de Google spécialisée dans l'intelligence artificielle. L'entreprise s'est notamment faite connaitre par son programme de jeu de Go AlphaGo, son logiciel AlphaFold.
Exemples de « définition officielle » :
Pour le Parlement européen, … « tout outil utilisé par une machine afin de "reproduire des comportements liés aux humains, tels que le raisonnement, la planification et la créativité " »
D’après EU IA Act : « Système basé sur une machine, conçu pour fonctionner avec différents niveaux d'autonomie, qui peut s'adapter après son déploiement et qui, pour des objectifs explicites ou implicites, déduit, à partir des données qu'il reçoit, comment générer des résultats tels que
qui peuvent influencer des environnements physiques ou virtuels »
Les grands modèles de langage (ou LLMs) et les assistants conversationnels
Ces IA permettent notamment aux assistants conversationnels de comprendre des requêtes et de produire des réponses proches du discours humain.
Les autres types d’IA les plus citées sont l’IA prédictive, l’IA générative, et plus récemment l’IA agent (appelée aussi IA agentive), et enfin l'IA générale (IAG).
L’IA Prédictive
Citons le systèmes d’information prédictive donnant des prévisions météo, prévision d’inondation, prévision de pannes de voiture (voir la publicité Renault), mais aussi dans le domaine du social (de l’emploi à la santé), en passant par le crime…. Ces modèles pour beaucoup restent englués dans leurs biais. l’une des raisons d’une si faible performance tient beaucoup au fait que très souvent, la donnée n’est ni disponible ni décisive. L’IA prédictive est très attirante parce qu’elle promet de nous aider à des décisions plus efficaces… Mais l’efficacité est bien plus relative qu’annoncée et surtout bien moins responsable. La prédiction oublie souvent de prendre en compte le comportement stratégique qui risque de la rendre moins efficace dans le temps.
L’IA Générative : l’intelligence artificielle mise à la portée du grand public ?
L’IA générative est une forme d’intelligence artificielle (IA) à partir de laquelle n’importe qui peut créer des contenus inédits de façon autonome. En réponse à des prompts (requêtes), les IA génératives sont capables de générer du texte, des images, des vidéos ou de la musique. Le succès d’applications telles que ChatGPT ou Midjourney a marqué l’ère de cette intelligence artificielle en libre service… L'IA générative est donc composée de dispositifs techniques qui produisent des artefacts (textes, images, animations, musiques) qui sont (du moins pour un regard furtif) difficiles à distinguer des produits de l’ingénuité humaine. Ne pas anthropomorphiser les systèmes génératifs, de ne pas y projeter de la compréhension, de l’intentionnalité communicative, voire de la créativité. Il ne faut pas donc présumer de la "créativité de la machine".
Nous pouvons déléguer à cette IA nos facultés d'écrire, de parler, de produire du son et de la musique, de créer des images... Cette IA présente le danger de l’hypertrucage (« Deepfake ») : L'« hypertrucage » est la contrefaçon numérique sophistiquée d'une image, d'un son ou d'une vidéo. L’OCDE et de nombreux organismes ont souligné le risque de désinformation et de manipulation de l’opinion.
L’ IA « Agent » : Logiciels qui peuvent agir, mener des tâches de façon autonome.
Yuval Noah Harari (voir son dernier essai « Nexus: Une brève histoire des réseaux d'information, de l’âge de pierre à l’IA ») évoque l'IA … "agent", dans la mesure où elle est capable de prendre des décisions par elle-même. A la différence d'un ordinateur qui ne fait qu'exécuter les demandes d'un être humain, l'IA "créée, invente de nouvelles idées, apprend par elle-même". C'est donc une faculté d'autonomie et de prise d'initiative qui la distingue de toutes les technologies du passé. Harari mobilise l'exemple des médias : "ceux-ci forment la politique, le débat humain. La décision de ce dont on va parler dépend d'un rédacteur en chef. Sur les plateformes, l'IA décide désormais quelle sera la prochaine vidéo en haut de votre fil d'actualité. Elle a même trouvé comment les gens pouvaient passer plus de temps sur les réseaux : c'est en attisant la haine que l'on fidélise un être humain car, de cette manière, il est plus engagé sur un thème".
Elon Musk est un des premiers investisseurs de DeepMind (Google DeepMind est une entreprise spécialisée dans l'intelligence artificielle), société qui essaie de combiner « les meilleures techniques de l'apprentissage automatique et des neurosciences des systèmes pour construire de puissants algorithmes d'apprentissage généraliste ».
L'IA Générale : Certains experts évoquent l'IA Générale "de niveau humain".
L'intelligence artificielle générale (IAG) n'est pas encore une réalité – c'est une forme hypothétique d'intelligence artificielle (IA) où une machine apprend et pense comme un humain. À terme, elle effacerait les frontières entre l'humain et la machine. Elle serait capable de comprendre et réaliser n'importe quelle tâche intellectuelle qu'un humain peut accomplir.
En 1950, le test de Turing est une expérience conceptuelle proposée par le mathématicien et informaticien britannique Alan Turing pour évaluer la capacité d'une machine à simuler l'intelligence humaine. Ce test est considéré comme l'un des premiers jalons dans le développement de l'intelligence artificielle.
Voici comment fonctionne le test :
L'idée derrière ce test est de vérifier si une machine peut avoir un comportement qui est indiscernable de celui d'un humain, en particulier en ce qui concerne la capacité à comprendre et à répondre à des questions complexes. Le test de Turing a été réalisé pour la première fois en 1951 par Alan Turing lui-même, avec l'aide de ses collègues du laboratoire de l'université de Manchester.
En 1956, lors de conférence de scientifiques à Darmouth, Johe Mc Carthy a utilisé pour la 1ere fois le terme d' "intelligence artificielle"
De 1950 jusqu'au début de ce siècle, les progrès scientifiques alliés aux progrès des technologies matérielles ("hardware") ont permis la mise au point des produits IA tels que nous les connaissons aujourd'hui.
En 1996, l'ordinateur Deepblue conçu par IBM a gagné contre la légendaire joueur d'échec Garry Kasparov. Et s'est tenu entre le 9 et le 15 mars 2016 à Séoul, le match AlphaGo (un programme de go développé par Google DeepMind), et Lee Sedol (considéré comme le meilleur joueur du monde au milieu des années 2000). AlphaGo a gagné toutes les parties sauf la quatrième. Ce match voit la victoire d'un programme face à un professionnel du plus haut niveau.
Cette technique a accompagné la rencontre d’Internet avec le machine learning [« apprentissage de la machine »] qui a ouvert la voie au Web 2.0, caractérisé par les plateformes numériques et les algorithmes de prédiction et de recommandation.
Citons l’avis des grands patrons du numérique :
Notons que ces leaders des sociétés fournisseurs d’IA ont intérêt à faire miroiter des percées révolutionnaires imminentes pour susciter une demande et ainsi attirer les investisseurs, et générer des trés gros revenus.
Mais il existe de trés nombreux avis divergents (économistes, scinetifiques, journalistes...) : ci-dessous des extraits de l'article de Hubert Guillaud du
"« L’intelligence artificielle est un terme marketing ». L’IA ne se réfère pas à un ensemble cohérent de technologies. « L’IA permet de faire croire à ceux à qui on la vend que la technologie que l’on vend est similaire à l’humain, qu’elle serait capable de faire ce qui en fait, nécessite intrinsèquement le jugement, la perception ou la créativité humaine »
"L’escroquerie tient surtout dans le discours que ces acteurs tiennent, le battage médiatique, la hype qu’ils entretiennent, les propos qu’ils disséminent pour entretenir la frénésie autour de leurs outils et services. Le cadrage que les promoteurs de l’IA proposent leur permet de faire croire en leur puissance tout en invisibilisant ce que l’IA fait vraiment : « menacer les carrières stables et les remplacer par du travail à la tâche, réduire le personnel, déprécier les services sociaux et dégrader la créativité humaine »."
Voir l'autre article sur ce site qui aborde ces questions faisant débat sur
les risques de l’IA, et la nécessité d'une gouvernance renforcée
Pour compléter votre information sur les risques de l'IA sur l'environnement, sur l'espace informationnel, sur le monde du travail, ci-dessous un courte liste
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