📢 Nous devons tous comprendre les enjeux du numérique et de l'intelligence artificielle (IA)
car nous sommes tous concernés individuellement et comme citoyen,
même si nous ne sommes pas à l'aise avec Internet.
Ce site a pour objectif de donner quelques pistes de réflexions sur les enjeux et risques liés à cette technologie
30/03/2025
En français, le mot "intelligence" est définie par :
Au sens anglo-saxon, le “i” de IA désigne simplement « “intelligence = informations à connaître », sur un sujet, un concurrent, un ennemi….
L’IA n’a pas vraiment de définition fixe et universelle.
Des applications fonctionnant avec une grande fiabilité ne donnent plus lieu à l‘appellation IA. C’est le cas avec les aspirateurs autonomes, l’autopilote des avions, le guidage de missile…
Exemple : Sur vos outils numériques (smartphone, ordinateur…), vous avez probablement expérimenté les filtres à spam, ou l’autocomplétion. Cette fonctionnalité informatique « autocomplétion » permet à l'utilisateur de limiter la quantité d'informations qu'il saisit avec son clavier, en se voyant proposer un complément qui pourrait convenir à la chaîne de caractères qu'il a commencé à taper. De nombreux logiciels possèdent cette fonctionnalité : les éditeurs de texte prévus pour l'édition de code source, les traitements de texte, les interpréteurs de commandes ou encore les navigateurs web, ainsi que certains systèmes de saisie intuitive installés sur les téléphones mobiles.
Cédric Villani dans le livre "avec Jacque Ellul" (édité pat Labor Fides aôut 2025) donne un explication éclairante pour appréhender ce qu'est l'IA :
" L'IA n'est pas la reproduction d'un être conscient et plus ou moins intelligent, c'est une fonction aux trés nombreux paramètre qui à un certain X (par exemple une série de nombres représentant une image, ou une question (" un prompt") associe un certain Y (par exemple une phrase représentant un diagnostic, ou un texte censé être une réponse à la question). Le sujet majeur de l'IA, c'est le programme d'apprentissage qui se cahrge de preaufiner les paramètres dde la fonvtion pour qu'elle colle au mieux à ce qu'in espère"
L’IA ne désigne pas une technologie différente de l’algorithmique ou l’informatique, mais sur une finalité de reproduire, avec des ordinateurs et des logiciels, des effets qui imitent ceux de notre cerveau. Le plus souvent avec des systèmes appelés "réseaux de neurones". Les machines boostées par l’IA peuvent écrire, parler, dessiner, faire des sons (musique) comme un humain. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) indique que l’IA désigne « tout système mettant en œuvre des mécanismes proches d’un raisonnement humain »
Une caractéristique d’algorithmes d'IA est d'être basée sur un apprentissage. Le système apprends à partir d'exemple (des échanges avec nous, des humains) à exécuter des tâches pour lesquelles ils n'ont pas explicitement programmés. Les systèmes les plus performants d'apprentissage se basent sur des sortes de modèles "mathématiques" de nos cerveaux (de nos réseaux de neurones).
Cédric Villani, dans l'ouvrage cité ci-dessus, explicite cette notion d'apprentisssage :
"Pour réaliser ce processus d'apprentissage, il y a trois grandes familles de méthodes, correspondant en gros aux trois principales façons dont les humains apprennent :
(*) DeepMind : DeepMind est une entreprise et filiale britannique de Google spécialisée dans l'intelligence artificielle. L'entreprise s'est notamment faite connaitre par son programme de jeu de Go AlphaGo, son logiciel AlphaFold.
Exemples de « définition officielle » :
Pour le Parlement européen, … « tout outil utilisé par une machine afin de "reproduire des comportements liés aux humains, tels que le raisonnement, la planification et la créativité " »
D’après EU IA Act : « Système basé sur une machine, conçu pour fonctionner avec différents niveaux d'autonomie, qui peut s'adapter après son déploiement et qui, pour des objectifs explicites ou implicites, déduit, à partir des données qu'il reçoit, comment générer des résultats tels que
qui peuvent influencer des environnements physiques ou virtuels »
Les grands modèles de langage (ou LLMs) et les assistants conversationnels
Ces IA permettent notamment aux assistants conversationnels de comprendre des requêtes et de produire des réponses proches du discours humain.
Les autres types d’IA les plus citées sont l’IA prédictive, l’IA générative, et plus récemment l’IA agent (appelée aussi IA agentive), et enfin l'IA générale (IAG).
L’IA Prédictive
Citons le systèmes d’information prédictive donnant des prévisions météo, prévision d’inondation, prévision de pannes de voiture (voir la publicité Renault), mais aussi dans le domaine du social (de l’emploi à la santé), en passant par le crime…. Ces modèles pour beaucoup restent englués dans leurs biais. l’une des raisons d’une si faible performance tient beaucoup au fait que très souvent, la donnée n’est ni disponible ni décisive. L’IA prédictive est très attirante parce qu’elle promet de nous aider à des décisions plus efficaces… Mais l’efficacité est bien plus relative qu’annoncée et surtout bien moins responsable. La prédiction oublie souvent de prendre en compte le comportement stratégique qui risque de la rendre moins efficace dans le temps.
L’IA Générative : l’intelligence artificielle mise à la portée du grand public ?
L’IA générative est une forme d’intelligence artificielle (IA) à partir de laquelle n’importe qui peut créer des contenus inédits de façon autonome. En réponse à des prompts (requêtes), les IA génératives sont capables de générer du texte, des images, des vidéos ou de la musique. Le succès d’applications telles que ChatGPT ou Midjourney a marqué l’ère de cette intelligence artificielle en libre service… L'IA générative est donc composée de dispositifs techniques qui produisent des artefacts (textes, images, animations, musiques) qui sont (du moins pour un regard furtif) difficiles à distinguer des produits de l’ingénuité humaine. Ne pas anthropomorphiser les systèmes génératifs, de ne pas y projeter de la compréhension, de l’intentionnalité communicative, voire de la créativité. Il ne faut pas donc présumer de la "créativité de la machine".
Nous pouvons déléguer à cette IA nos facultés d'écrire, de parler, de produire du son et de la musique, de créer des images... Cette IA présente le danger de l’hypertrucage (« Deepfake ») : L'« hypertrucage » est la contrefaçon numérique sophistiquée d'une image, d'un son ou d'une vidéo. L’OCDE et de nombreux organismes ont souligné le risque de désinformation et de manipulation de l’opinion.
L’ IA « Agent » : Logiciels qui peuvent agir, mener des tâches de façon autonome.
Yuval Noah Harari (voir son dernier essai « Nexus: Une brève histoire des réseaux d'information, de l’âge de pierre à l’IA ») évoque l'IA … "agent", dans la mesure où elle est capable de prendre des décisions par elle-même. A la différence d'un ordinateur qui ne fait qu'exécuter les demandes d'un être humain, l'IA "créée, invente de nouvelles idées, apprend par elle-même". C'est donc une faculté d'autonomie et de prise d'initiative qui la distingue de toutes les technologies du passé. Harari mobilise l'exemple des médias : "ceux-ci forment la politique, le débat humain. La décision de ce dont on va parler dépend d'un rédacteur en chef. Sur les plateformes, l'IA décide désormais quelle sera la prochaine vidéo en haut de votre fil d'actualité. Elle a même trouvé comment les gens pouvaient passer plus de temps sur les réseaux : c'est en attisant la haine que l'on fidélise un être humain car, de cette manière, il est plus engagé sur un thème".
Elon Musk est un des premiers investisseurs de DeepMind (Google DeepMind est une entreprise spécialisée dans l'intelligence artificielle), société qui essaie de combiner « les meilleures techniques de l'apprentissage automatique et des neurosciences des systèmes pour construire de puissants algorithmes d'apprentissage généraliste ».
L'IA Générale : Certains experts évoquent l'IA Générale "de niveau humain".
L'intelligence artificielle générale (IAG) n'est pas encore une réalité – c'est une forme hypothétique d'intelligence artificielle (IA) où une machine apprend et pense comme un humain. À terme, elle effacerait les frontières entre l'humain et la machine. Elle serait capable de comprendre et réaliser n'importe quelle tâche intellectuelle qu'un humain peut accomplir.
En 1950, le test de Turing est une expérience conceptuelle proposée par le mathématicien et informaticien britannique Alan Turing pour évaluer la capacité d'une machine à simuler l'intelligence humaine. Ce test est considéré comme l'un des premiers jalons dans le développement de l'intelligence artificielle.
Voici comment fonctionne le test :
L'idée derrière ce test est de vérifier si une machine peut avoir un comportement qui est indiscernable de celui d'un humain, en particulier en ce qui concerne la capacité à comprendre et à répondre à des questions complexes. Le test de Turing a été réalisé pour la première fois en 1951 par Alan Turing lui-même, avec l'aide de ses collègues du laboratoire de l'université de Manchester.
En 1956, lors de conférence de scientifiques à Darmouth, Johe Mc Carthy a utilisé pour la 1ere fois le terme d' "intelligence artificielle"
De 1950 jusqu'au début de ce siècle, les progrès scientifiques alliés aux progrès des technologies matérielles ("hardware") ont permis la mise au point des produits IA tels que nous les connaissons aujourd'hui.
En 1996, l'ordinateur Deepblue conçu par IBM a gagné contre la légendaire joueur d'échec Garry Kasparov. Et s'est tenu entre le 9 et le 15 mars 2016 à Séoul, le match AlphaGo (un programme de go développé par Google DeepMind), et Lee Sedol (considéré comme le meilleur joueur du monde au milieu des années 2000). AlphaGo a gagné toutes les parties sauf la quatrième. Ce match voit la victoire d'un programme face à un professionnel du plus haut niveau.
Cette technique a accompagné la rencontre d’Internet avec le machine learning [« apprentissage de la machine »] qui a ouvert la voie au Web 2.0, caractérisé par les plateformes numériques et les algorithmes de prédiction et de recommandation.
Citons l’avis des grands patrons du numérique :
Notons que ces leaders des sociétés fournisseurs d’IA ont intérêt à faire miroiter des percées révolutionnaires imminentes pour susciter une demande et ainsi attirer les investisseurs, et générer des trés gros revenus.
Mais il existe de trés nombreux avis divergents (économistes, scinetifiques, journalistes...) : ci-dessous des extraits de l'article de Hubert Guillaud du
"« L’intelligence artificielle est un terme marketing ». L’IA ne se réfère pas à un ensemble cohérent de technologies. « L’IA permet de faire croire à ceux à qui on la vend que la technologie que l’on vend est similaire à l’humain, qu’elle serait capable de faire ce qui en fait, nécessite intrinsèquement le jugement, la perception ou la créativité humaine »
"L’escroquerie tient surtout dans le discours que ces acteurs tiennent, le battage médiatique, la hype qu’ils entretiennent, les propos qu’ils disséminent pour entretenir la frénésie autour de leurs outils et services. Le cadrage que les promoteurs de l’IA proposent leur permet de faire croire en leur puissance tout en invisibilisant ce que l’IA fait vraiment : « menacer les carrières stables et les remplacer par du travail à la tâche, réduire le personnel, déprécier les services sociaux et dégrader la créativité humaine »."
Voir l'autre article sur ce site qui aborde ces questions faisant débat sur
les risques de l’IA, et la nécessité d'une gouvernance renforcée
Pour compléter votre information sur les risques de l'IA sur l'environnement, sur l'espace informationnel, sur le monde du travail, ci-dessous un courte liste
27/02/2025
Soulignons l'importance de la désinformation
81 % des Européens estiment que l'ingérence étrangère dans nos systèmes démocratiques est un problème grave auquel il convient de s'attaquer ,
71 % des Européens indiquent qu’ils sont souvent confrontés à la désinformation (Eurobaromètre, décembre 2023)
Méthode pour lutter, à notre niveau personnel, sur la désinformation
👉 Quelques sites pour s’informer et comprendre la désinformation :
👉 En Anglais ; 2 sites pour vérifier une image ou une vidéo
28/11/2024
L’illectronisme, parfois appelé « illettrisme numérique », caractérise la situation d’un adulte ne maîtrisant pas suffisamment les usages des outils numériques usuels pour accéder aux informations, les traiter et agir en autonomie dans la vie courante. Souvent associé à un problème de niveau d’équipement et d’accès à Internet, la notion d’illectronisme se rapporte plus spécifiquement à la non-maîtrise des compétences numériques (connaissance de l’environnement numérique, savoir-faire dans l’utilisation du matériel, des logiciels et des interfaces, ressources pour adapter et transférer ses connaissances et savoir-faire, etc.). "Une caractéristique centrale du numérique : aucun apprentissage n’y est définitif. Les mises à jour, les nouveautés technologiques, les nouvelles applications sont souvent déstabilisantes. C’est une remise en cause permanente de ses savoir-faire qui est nécessaire, et qui mobilise une plasticité et une souplesse constantes." Jean-Marie BESSE Livre blanc contre l'illectronisme, SPS, 2019.
Dans un contexte de croissance des usages du numérique et de la fracture numérique que nous évoquons rapidement ci-dessous, quatre associations (ATD Quart Monde, Emmaüs Connect, Emmaüs France et la Fédération des Acteurs de la Solidarité), associées au médialab de Sciences Po, ont créer le collectif Citoyenneté & Numérique pour agir en faveur d’une citoyenneté inclusive à l’heure du numérique. Cet article a pour objectif de faire connaître cette démarche.
Le site de l'INSEE donne de nombreuses informations sur cette croissance rapide du numérique. En 2024, 89 % des personnes de 15 ans ou plus résidant en France ont utilisé Internet au cours des trois derniers mois (environ 48,5 millions d’internautes quotidiens selon les sources Insee). Si vous voulez avoir une vue d'ensemble des usages du numérique en France, vous pouvez consulter le document "Infographie_Baromètre_du_numérique_2024"
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Le baromètre numérique (enquête) réalisée par le Crédoc pour l’Arcep, le CGE, l’ARCOM et l’ANCTvous donnera des chiffres réactualisés. Pour de nombreux citoyens, en particulier les plus précaires, le numérique ne tient pas toutes ses promesses. C’est même un facteur d’exclusion supplémentaire.
voir la tribune de La Mednum, de ses sociétaires et de ses partenaires sur Medipart du 29 octobre 2025
Cet "illectronisme" approfondit la fracture sociale et générationnelle et devient un handicap majeur dans une société toujours plus numérisée et face à une dématérialisation croissante des services publics. |
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Dans un rapport de juillet 2024 sur le pilotage de la transformation numérique de l’État par la DINUM ( la direction interministérielle du numérique), la Cour des comptes estime que la stratégie numérique de l’État a manqué de stabilité depuis 2011 et d'une adhésion interministérielle suffisante.
Pour avoir une vision détaillée de ce chantier et « qui fait quoi dans l’administration » sur ce sujet « numérique », voir le site https://www.vie-publique.fr/eclairage/18925-e-administration-la-transformation-numerique-de-letat
Citons les (nombreuses) structures de l’État (situation qui risque d’évoluer à chaque changement de gouvernement) :
• la direction interministérielle du numérique (DINUM), service du Premier ministre chargée d’élaborer et de piloter la stratégie numérique de l’État. La Cour des comptes dans son rapport de juillet 2024 formule plusieurs recommandations, notamment renforcer l'assise interministérielle de la DINUM
• Un comité interministériel de la transformation publique (CITP) chargé de définir la politique gouvernementale en la matière et de s'assurer de son application
• un délégué interministériel à la transformation publique qui coordonne l'action des ministères. Le programme Action publique 2022 est piloté par
• la direction interministérielle de la transformation publique (DITP), rattachée au ministère de la transformation et de la fonction publiques, qui pilote le programme "Action publique 2022".
Remarque : A noter que un des outils, le "Pass Numérique" (les chèques Aptic), mis en place par l’État s'est arrêté brusquement. Le 16 janvier 2024, la société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) #APTIC a été placée en liquidation judiciaire. Ce dispositif #APTIC a occupé ces dernières années une place importante dans les politiques publiques et nationales de soutien à la montée en compétences des citoyen.nes . Soulignons le déploiement compliqué de ces Pass, du montage des marchés publics d'acquisition des pass par les collectivités à leur utilisation effective par les bénéficiaires, en passant par leur distribution par les structures de proximité, les centres sociaux, agences Pôle Emploi et autres CAF. Certaines structures de proximité ont été fragilisée par cet faillite de ce dispositif. Au bout du compte, un quart seulement des 2 millions de pass qui devaient être déployés auraient été utilisés, avec seulement 40 000 personnes formées en avril 2023, contre les 400 000 initialement prévues (voir https://acteurspublics.fr/articles/pass-numeriques-autopsie-dun-echec).
L’état a donc lancé une numérisation des démarches administratives qui impactent en particulier la vie des éloignés du numérique. D’après ce rapport de la cour des comptes de 2024, au moins 250 démarches (liste dite du « top 250 ») sont opérationnelles, dont les résultats sont régulièrement communiqués dans le cadre de « l’Observatoire de la qualité des démarches en ligne ». Au total, ces démarches représentent une volumétrie de près d’un million d’actes. Publiée en janvier 2024, la dernière version de l’Observatoire fait état d’un taux de recours à la voie dématérialisée de 83,8 % en moyenne. Pour ces démarches, l’état affiche une volonté de mettre en place deux principes : « l’administration proactive » et « Dites-le nous une fois ». Le rapport de la cour des comptes montre que l’ambition affichée officiellement est loin d’être suivie de résultats probants.
🔥 Dans l’avis la Commission supérieure du numérique et des postes (CSNP) du 28-novembre-2024-« Pour une politique nationale d’inclusion numérique adaptée aux besoins de nos concitoyens », la CSNP souligne que « au printemps 2024, le Baromètre du numérique du Crédoc indique que 25% des Français ne maîtrisent pas suffisamment les outils numériques pour les utiliser pleinement. Force est de constater que cette proportion de nos concitoyens qui ne maîtrisent peu ou pas les outils du numérique ne diminue pas sensiblement… Les membres de la CSNP, comme ils l’avaient déjà recommandé dans leur avis n°2022-08 du 14 décembre 20224, considèrent que le maintien d’une présence physique des services publics sur l’ensemble des territoires est essentiel ».
🔥 En juillet 2024, La Cour formule plusieurs recommandations à l’État, notamment clarifier ses moyens budgétaires.
👉 La transformation numérique de l’État imposera de nouvelles interfaces internet aux usagers citoyens, et donc en particulier aux personnes éloignées du numérique ou peu à l'aise. Pour un éclairage sur la lutte contre l'illectronisme par l’État, vous trouverez des éléments dans l'article : E-administration : quelle politique pour les exclus du numérique ?:
Citons l’article des Echos de Leila de Comarmond publié le 20 févr. 2024 « L'opinion des Français sur leurs services publics s'est dégradée pour la deuxième année consécutive en 2023, montre la dernière édition du baromètre de l’institu Paul Delouvier, qui mesure la satisfaction des usagers …Seules 44 % … ont déclaré avoir une « bonne opinion » des services publics. La baisse est de 2 points en un an, après déjà 6 points l'année précédente. » « Les Français concentrent toujours leurs attentes à l’égard des services publics sur le suivi de leur dossier et le respect des délais (44%), la disponibilité des agents (43%) et l’orientation vers la personne compétente (38%). ».
La disparition physique des services publics de proximité s’est accompagnée d’une dématérialisation qui a entraîné une relation parfois quasi exclusive des citoyens-usagers avec l’administration sur des supports numériques, relation très pénalisante pour les éloignés du numérique.
👉 Pour aller plus loin sur ce thème, lire l’article du 13/12/2024 de Thierry Libaert de la Fondation Jean-Jaures
En attendant un éventuel débat national sur la qualité nécessaire de la « relation au service public » (au Conseil économique, social et environnemental (CESE) ?), il est nécessaire de soutenir et d’améliorer les actions en cours de l’État, et en particulier les « espaces France Services » et les « conseillers numériques »
Remarque : Rappelons que "France services" est un label de l'Etat pouvant être octroyé aux structures respectant l’ensemble des critères du cahier des charges. En 2023, les France services sont portées par :
• les collectivités territoriales (64 % des structures) ;
• les points de contact de La Poste (18 %) ;
• les associations (15 %) ;
• les préfectures ou sous-préfectures (1 %) ;
• les caisses de la MSA (la sécurité sociale agricole).
Ces 4 organismes
ont lancé une démarche pour créer le collectif Citoyenneté & Numérique. Voir https://citoyennete-et-numerique.org/le-collectif/
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« La citoyenneté est le socle sur lequel repose notre contrat social et notre capacité à faire société. Pourtant, à l’heure du tout-numérique, l’égal accès de chacun au plein exercice de sa citoyenneté se voit menacé, fracturé.
"Parce que cette urgence est encore sous-estimée ou ignorée, parce que le numérique tend à fabriquer des citoyens de « seconde zone », parce que nous constatons, chaque jour, l’invisibilisation des plus démunis, nous tirons la sonnette d’alarme. »
Espérons que cette démarche apporte des éléments concrets rapidement de réponse à la crise de notre démocratie, et à la représentativité des éloignés du numérique.
L' Habileté numérique est la capacité d’accéder à l’information, de la gérer, de la comprendre, de l’intégrer, de la communiquer et de l’évaluer, ainsi que de créer et de diffuser des informations, en toute sécurité et de manière appropriée à l’aide des technologies numériques.
👉 L’habileté numérique implique une dimension d’engagement actif et civique dans le monde numérique, et est une condition préalable au développement d’une citoyenneté numérique active et autonome.
Pour illustrer ce besoin d’ "habilité numérique", soulignons en autre le contexte de "guerre du numérique" sur les réseaux internet. Cette capacité « habilité numérique » permet de bien faire la distinction entre désinformation, mésinformation et information malveillante.
Remarque : Pour signaler un contenu illicite : connectez-vous sur
Internet-signalement.gouv.fr.ou https://www.pointdecontact.net/
Prenons aussi connaissance de l’ampleur de l'action des Bots (robots générateurs de messages) et badbots (robots malveillants) sur internet. La radio «France Info» le 25 novembre 24 a fait une courte émission de 5 minutes sur ce sujet. Ci-dessous un résumé des points qui ont attiré notre attention. "Dans le trafic internet mondial sur les réseaux, « 50% sont du trafic humain et les autres 50% sont du trafic automatisé, via des robots », détaille à la radio « France Info » le 25 novembre 24 Florian Malecki, l’un des responsables d'Imperva, société américaine de cybersécurité, une filiale du français Thaleselon Imperva, … « les bots vont, c’est mathématique, bientôt dépasser l’activité des humains"».
Et dans cette part du trafic généré » par des machines, « 32% du trafic bot sont du trafic de robots malveillants. Et cela va continuer à augmenter." « Des contenus massivement sont dupliqués, même s'ils sont reformulés par de grands modèles de langage...Tout cela est aidé, désormais, par l’intelligence artificielle pour rendre ces narratifs encore plus crédibles ».
Nous devons tous comprendre que nous sommes dans un contexte de guerre numérique, comme évoqué ici, et donc il est nécessaire d'acquérir une habileté pour nous informer et nous exprimer.
14/10/2024
• Différence entre le Web et Internet
• Troll: personne qui tente délibérément de causer du tort ou d’attaquer directement des personnes en envoyant des remarques désobligeantes. Les fermes à trolls ou usines à trolls sont des groupes institutionnalisés de trolls sur l’internet dont le but est d’intervenir dans les opinions politiques et la prise de décision.
• Hameçonnage: attaque visant à voler l’argent ou l’identité d’une personne, en amenant celle-ci à révéler des informations à caractère personnel comme des numéros de carte de crédit, des informations bancaires ou des mots de passe sur des sites web qui font semblant d’être légitimes.
• Bulle de filtres: situation dans laquelle les gens n’entendent ou ne voient que des actualités et des informations qui étayent leurs croyances et préférences existantes. Cet effet peut être amplifié en ligne en fonction des personnes ou des pages que les utilisateurs choisissent de suivre ou auxquelles ils se connectent, ainsi que d’algorithmes affichant du contenu sur la base du comportement, des préférences et des paramètres en ligne antérieurs.
• Bot: logiciel autonome sur l’internet qui interagit avec les utilisateurs et effectue des tâches prédéfinies.
• Chatbot : "agent conversationnel" : Un chatbot est un logiciel qui peut dialoguer avec des humains en utilisant en fait, une intelligence artificielle (plus ou moins développée) leur permettant de discuter avec des utilisateurs et de leur proposer des services adaptés à leurs demandes directement depuis une application de messagerie instantanée depuis un site web
• Metavers : un mot "valise" composé de Meta et Univers : un méta-univers. Une défintion est "un service en ligne donnant accès à des simulations d’espaces 3D temps réel, partagées et persistantes, dans lesquelles on peut vivre ensemble des expériences immersives" . Mark Zuckerberg a déclaré : « nous sommes au début du prochain chapitre de l’internet ». Ce nouveau chapitre, c’est le « Méta-
vers » (metaverse en anglais), une « plateforme » qui sera « encore plus immersive — un internet incarné, où vous êtes dans l’expérience, et pas seulement en train de la regarder [...] Il concernera tous les produits que nous construisons ». Pour aller plus loin, voir Renaissace Numérique Rapport
• Large Language Model (LLM) est un modèle d'intelligence artificielle conçu pour comprendre et générer du texte en langage humain. Les LLM sont apparus vers 2018 et ont été utilisés pour la mise en œuvre d'agents conversationnels (en particulier les "chatbots" ). Il s’agit donc d’imiter un langage de façon statistique, par apprentissage, à partir de ce qui est contenu dans les milliards de données. Les LLM sont avant tout des systèmes statistiques : ils prédisent des mots les uns à la suite des autres, en se basant sur des probabilités.
• Un prompt est une instruction ou une question donnée à un ordinateur pour obtenir une réponse ou une action spécifique.
• la notion de "jeton" dans les LLM (concept un peu technique ): https://www.numerama.com/tech/1902803-cest-quoi-un-token-quand-on-parle-dintelligence-artificielle-generative.html
Si vous êtes enseignant ou éducateur, voir le document : lignes directrices pour les enseignants et les éducateurs-FR.pdf (extrait document de l’Union Européenne)
31/08/2024
Se connecter à un réseau internet

Vérifier les réseaux disponibles pour votre logement en allant sur le site de l'ARCEP ("le gendarme des télécoms") : https:/maconnexioninternet.arcep.fr/
Et choisissez:
• un réseau déployé au pied de votre logement et
• des « fournisseurs d’accès internet »(FAI) qui vous feront des offres d’accès à ce réseau.
👉 Si vous n’êtes pas à l’aise avec Internet, il nous semble indispensable de vous faire aider par une personne de confiance pour vous aider à faire un choix bien adapté à vos besoins réels (mobile, internet fixe, télévision, téléphonie…)
Choix d'un accès « Fibre » 👉 consulter https://fibre.guide/eligibilité
Comment va arriver la fibre dans votre logement ? : Des travaux sont peut-être à prévoir chez vous en amont de l’activation de la fibre. Pour une petite vidéo d’explications,🎥
Choix d'un accès "4G" ou "5G" 👉 consulter mon réseau mobile de l’ARCEP : https://monreseaumobile.arcep.fr/
vous pouvez-aussi consulter la carte de couverture par département :
Choix d'un accès « satellite » si les réseaux "fibre" et "4G/5G" ne sont pas facilement disponibles
👉Consulter les offres nationales des FAI du type Nordnet, Europasat, Alsatis, Ozone…
Remarque : Il existe encore aussi des offres d'accès « fil de cuivre du téléphone » (DSL : Adsl, Vdsl…) mais ce vieux réseau cuivre est en voie de fermeture progressive en France. Si un FAI vous fait une offre DSL, vérifier que le débit disponible est « acceptable » pour vos usages. et sur votre territoire il peut avoir d'autres offres de réseaux moins connus et rependus en France (wifi, THD radio, …) : Votre Mairie peut vous renseigner sur l’opérateur de déploiement sur la commune et le planning de déploiement ou de fermeture de ces réseaux très spécifiques
contact@egalitenumerique.fr
12 rue du Moulin de Coudret
16140 Oradour
Par e-mail
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