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01/02/2026
Cet article reprend les interrogations sur la fin des réseaux sociaux, telles qu'évoquées par Hubert Guillaud dans ces 2 articles de 2 février et 10 mars 2026. D'un côté, il cite l'avis du chercheur James O’Sullivan dans la plateforme Noema « The Last Days Of Social Media" : "Nous vivons les derniers jours des réseaux sociaux, non pas par manque de contenu, mais parce que l'économie de l'attention a atteint ses limites : notre capacité d'attention est épuisée.... Les applications de messagerie comme Signal deviennent discrètement des infrastructures dominantes de la vie sociale numérique, non pas parce qu’elles promettent la découverte, mais justement parce qu’elles ne le font pas. " D'un autre côté, il évoque la situation actuelle ou "l’immense fortune des plateformes de la tech ne semble avoir plus d’entrave, notament parce que leur niveau de fortune ne permet plus d’opposition"
Vers la fin des réseaux sociaux ? (extrait article de Hubert Guillaud 6 février 2026 sur le texte du chercheur James O’Sullivan dans la plateforme Noema. « The Last Days Of Social Media )
« Les réseaux sociaux se sont construits sur l'attention, non seulement sur la promesse de capter la vôtre, mais aussi sur la possibilité de capter une part de celle des autres. Après deux décennies, le mécanisme s'est inversé, remplaçant la connexion par l'épuisement. (...) Le temps passé sur ces plateformes reste considérable : on y fait défiler les contenus non par plaisir, mais par incapacité à s'arrêter. » … Nous vivons les derniers jours des réseaux sociaux, non pas par manque de contenu, mais parce que l'économie de l'attention a atteint ses limites : notre capacité d'attention est épuisée.
Les réseaux sociaux ne sont plus un lieu où l'on a envie d'être, mais une surface à survoler. Reste à savoir si l’on peut s’en passer ? « L’adolescente qui refuse TikTok risque de se retrouver incapable de décrypter les références, les mèmes et les microcultures qui constituent le langage courant de ses pairs. » … Reste qu’à mesure que les médias sociaux s'effondrent sur eux-mêmes, l'avenir se dessine vers un réseau plus discret, plus fragmenté, plus humain, qui ne prétend plus être tout, partout et pour tous.
Les applications de messagerie comme Signal deviennent discrètement des infrastructures dominantes de la vie sociale numérique, non pas parce qu’elles promettent la découverte, mais justement parce qu’elles ne le font pas. Dans ces espaces, un message a souvent plus de sens car il est généralement adressé, et non diffusé de manière systématique.
« Les derniers jours des réseaux sociaux pourraient bien marquer le début d'une ère plus humaine : un web qui se souvient de la raison même de notre présence en ligne : non pas pour être exploités, mais pour être entendus ; non pas pour devenir viraux, mais pour retrouver nos semblables ; non pas pour faire défiler, mais pour créer du lien. Nous avons bâti ces systèmes, et nous pouvons assurément en construire de meilleurs. La question est de savoir si nous y parviendrons ou si nous continuerons à nous noyer. »
Dans son article du 10 mars 2026, Hubert Guilbaud commente les conclusions du Tim Wu, professeur de droit américain, spécialiste des réseaux et de leur régulation, grand défenseur du droit de la concurrence et de la neutralité des réseaux, sur l'activité d'extraction de nos données par les plateformes.
Dans son livre “L’âge de l’extraction”, Tim Wu analyse la façon dont les plateformes sont devenues le cœur du processus extractivisme. « Leur pouvoir ne réside pas dans la production, mais plutôt ... dans l’hébergement de toute activité économique et l’extraction de valeur, y compris la valorisation de ressources spécialisées comme les données et l’attention humaine » ... "l’IA va surtout continuer d’étendre et d’approfondir le monopole des plateformes, à renforcer leurs positions de marché en cristallisant nos dépendances, nos allégeances. Et en renforçant notre connexion émotionnelle via leurs chatbots anthropomorphes, comme l’ont fait à leur époque Coca-Cola ou Marlboro. « Les émotions sont les moteurs irrésistiblement puissants des modèles commerciaux ».... L’immense fortune des plateformes de la tech ne semble avoir plus d’entrave, notamment parce que leur niveau de fortune ne permet plus d’opposition."
En conclusion, l'avenir des réseaux sociaux reste une question ouverte, et le doute sur le pouvoir des régulations actuelles s'installe.
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